Les quotités d’une assurance de prêt : un choix capital

Vous vous demandez sûrement ce qui se cache derrière ce mot peu courant et que vous n’avez peut-être jamais entendu : les quotités. Ce sera pourtant un élément important dans votre choix d’assurance de prêt afin d’assurer la sécurité et la stabilité financière de votre famille en cas de problèmes. Nous allons voir ensemble ce que les quotités peuvent vous apporter dans le cas de la souscription d’une assurance de prêt. Vous pourrez enfin avoir toutes les cartes en main pour optimiser et maîtriser votre budget assurance.

Tout d’abord, une définition

Comment faire le bon choix de quotité pour son assurance crédit

Allons droit au but : une quotité est la part de capital garantie par assuré, donc la part qui sera payée par l’assurance au besoin. Admettons que vous empruntiez seul, la banque exigera automatiquement une quotité à 100%, vous n’aurez donc pas de choix à faire. En cas de coup dur, l’assurance remboursera la totalité de votre mensualité. En cas de décès, l’assurance soldera le crédit en totalité.

Mais alors, dans quels cas les quotités sont-elles nécessaires ?

Les quotités représenteront un véritable enjeu lorsque vous emprunterez à deux, car elles devront être réparties entre les deux assurés. Concrètement, le total des quotités à deux devra faire minimum 100%, répartis comme vous le souhaitez : 50/50 ou 70/30, il n’y a pas de minimum exigé par personne. Par contre, vous pouvez avoir maximum chacun 100% de quotités soit 200% à deux.

Pour mieux comprendre appuyons-nous sur des exemples pratiques :

  • Pierre contracte un prêt de 200 000 €. Il emprunte seul, sa quotité sera obligatoirement de 100% : il est couvert en totalité sur son emprunt en cas de problèmes.
  • Marine contracte un emprunt de 200 000 € avec Hélène. Si elles choisissent des quotités à 50% chacune, cela signifie qu’en cas de problèmes, elles seront couvertes pour 100 000 € chacune. Si Marine décède dans un accident, Hélène aura la charge de rembourser les 100 000 € restants.
  • Paul emprunte avec Lucie sur un montant de 200 000 € et choisit une quotité de 100 % pour chacun soit un total de 200 % à deux (le maximum possible). Dans les faits, cela signifie que si l’un des deux emprunteurs ne peut plus rembourser le prêt, l’assurance prendra en charge la totalité des mensualités soit 200 000 €, le deuxième assuré n’aura plus rien à payer : le bien sera intégralement remboursé.

Le coût de votre assurance de prêt variera évidemment en fonction de vos quotités, si vous vous assurez à 100 % chacun, vous payerez plus cher que si vous êtes couverts à 70 % chacun.

Vous empruntez en couple, comment choisir vos quotités ?

Si vous voulez être certain d’être assuré au mieux, l’option la plus sécurisante sera celle de la quotité à 100% chacun. Dans le jargon, cela s’appelle une couverture « à 200% ». En cas de décès ou d’invalidité d’un des deux conjoints, l’assurance remboursera la totalité du prêt, et le conjoint n’aura plus rien à payer.

Dans un ordre plus stratégique et rationnel, vous pouvez répartir vos quotités en fonction de vos revenus à chacun de manière proportionnelle. Cette option est d’autant plus intéressante lorsqu’il existe de grosses différences de revenus. Si votre conjoint gagne 3 fois plus que vous, les quotités minimales seraient 25%-75%.

Même si vous avez probablement tout compris, quelques exemples ne feront pas de mal :

  • Robert, 34 ans, est père de famille célibataire avec deux enfants à charge. Il décide d’emprunter 100 000 euros sur 18 ans. Il emprunte seul, sa quotité sera de 100%, il sera couvert sur la totalité des 100 000 euros.
  • Sacha et Camille sont en couple avec 3 enfants. Sacha participe à hauteur de 65% des revenus du foyer et Camille à hauteur de 35%. Ils empruntent 140 000 euros sur 20 ans. En s’appuyant sur une logique proportionnelle pour répartir les quotités à deux, Sacha pourrait être assuré à 65% de 140 000 euros soit 91 000 euros et Camille à 35% de 140 000 euros soit 49 000 euros. Ils peuvent également faire le choix d’être assurés à 100% chacun ou à 100% et 50%.

Les questions à se poser avant de choisir

Si vous voulez vous éviter tout problème de remboursement et assurer la stabilité financière de votre foyer, une quotité à 100% chacun sera toujours plus sécurisante en cas de décès d’un des deux conjoints. Vous pouvez aussi considérer la question par rapport à vos autres assurances, en particulier les assurances prévoyance ou assurances vie.

Pour vous aider à décider du partage de votre couverture d’assurance de prêt, quelques questions complémentaires à se poser :

  • Si je viens à mourir, mon conjoint pourra-t-il rembourser sa part sur le prêt en plus des charges courantes ?
  • Si je suis invalide, quelles seront les cotisations qui me seront versées par mes assurances, selon les garanties souscrites ? Seront-elles suffisantes pour maintenir ma capacité de remboursement ?
  • Ma situation professionnelle est-elle stable sur le long terme afin d’assurer le remboursement ?

Le cas des antécédents de santé

L’assurance de prêt tient compte de vos antécédents de santé. C’est-à-dire que l’assureur va vous questionner sur vos maladies passées ou chroniques. Dans certains cas, il est difficile voire impossible de s’assurer à un tarif raisonnable.

Dans ce cas de figure, un couple d’emprunteur devra se résoudre à faire porter le risque sur un seul assuré ou de choisir une quotité restreinte pour l’assuré concerné afin de limiter le coût des cotisations.

Ce qu’il faut savoir sur le détail des assurances de prêts

Les quotités peuvent aussi être définies en fonction des risques choisis. Vous pouvez désigner un pourcentage différent pour le décès, l’incapacité temporaire totale (ITT) ou l’incapacité partielle permanente (IPP). C’est un choix certes, plus complexe mais qui peut s’avérer être plus proche de votre situation personnelle afin d’optimiser votre budget.

Comment changer sa quotité d’assurance ?

Vous avez décidé d’un premier partage de pourcentage, mais vous souhaitez maintenant en changer. Vous devrez contacter votre organisme assureur qui vous communiquera les nouveaux tarifs. Vous pouvez également choisir de changer d’organisme assureur en augmentant toujours vos quotités.

  • Si vous voulez augmenter vos quotités : vous devrez dans tous les cas faire parvenir le nouveau contrat à la banque, car elle est bénéficiaire de l’assurance (c’est à elle que l’assureur versera le capital restant dû en cas de décès, par exemple). Il n’y a pas de risques qu’elle refuse le nouveau contrat, car la couverture est étendue, ce qui est plus sécurisant pour l’établissement bancaire.
  • Si vous voulez baisser vos quotités : vous n’avez pas forcément de marge de manœuvre, car votre banque a exigé auparavant une couverture minimale sur laquelle vous devez vous assurer. En baissant les quotités, vous diminuez votre couverture : vous vous exposez à un refus de la part de l’établissement bancaire.

Vous pouvez profiter d’un rachat de crédit pour changer d’assurance de prêt et éventuellement renégocier la couverture que celle-ci vous impose, si vous la trouvez trop élevée, par exemple.

Le conseil de Smart Octave

La question des quotités se pose si vous n’empruntez pas seul. C’est la part que l’assurance prendra à sa charge pour chaque emprunteur en cas de problèmes. Le total des quotités doit être au moins égal à 100%. Plus vous êtes proche de 200%, mieux vous êtes couvert, mais plus le coût de l’assurance augmente. J’espère que, grâce à cette explication, vous aurez tout compris à 100 % !

Grâce à notre comparateur d’assurance de prêt, vous pouvez simuler le coût des contrats en changeant les quotités (seulement si c’est supérieur à ce que la banque exige, vous l’avez compris). Si, au moment de signer votre prêt immobilier, vous n’avez pas le temps de comparer les contrats, vous pouvez profiter de la loi Hamon qui vous permet de changer dans l’année qui suit la signature de l’offre de prêt, ou en profitant de la résiliation annuelle.

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